Etymologie, structure et forme
Dans la langue française, le mot hymne désigne un chant ou un poème lyrique exprimant la joie, l’enthousiasme, célébrant une personne ou une chose quand il est au masculin (par exemple l’hymne national, la Marseillaise), et un chant ou un poème à la louange de Dieu quand il est au féminin. C’est cette seconde acception du mot qui va nous occuper ici.
Une hymne est donc un texte littéraire à la gloire de Dieu, destiné à être chanté. Sa forme littéraire est le quatrain selon la tradition ancienne, avec une variation du nombre de syllabes selon les époques. La forme hymnodique exclut donc l’alternance couplets/refrain, quoique les répétitions dans le texte puissent venir la rappeler.
Sa forme musicale est généralement assez simple, cette simplicité associés aux rimes du texte ayant pour objectif de favoriser la mémorisation de l’hymne par les fidèles qui le chanteront.
L’importance des hymnes dans la liturgie
Les hymnes occupent une place de choix dans la liturgie des heures, laquelle a une grande importance dans la vie des chrétiens.
La Présentation Générale de la Liturgie des Heures (PGLH) nous avertit de la dignité des heures : « Puisque le Christ nous a ordonné : « Il faut toujours prier, sans se lasser » (Luc 18,1), l’Eglise, obéissant fidèlement à cette recommandation, ne cesse jamais de prier. […] Ce précepte est accompli non seulement par la célébration de l’Eucharistie, mais également […] par la Liturgie des heures, qui a en propre […] de consacrer tout le cycle du jour et de la nuit. » (PGLH 10 ).
Au cœur de ce cycle de prière incessante de l’Eglise que constitue la liturgie des heures, voilà ce qui est écrit au sujet des hymnes pour les heures principales du matin et du soir, les laudes et les vêpres : « Aussitôt après [le verset d’introduction ou l’Invitatoire], on chante ou dit l’hymne qui convient. Le rôle de l’hymne est de donner à chaque heure ou à chaque fête sa tonalité propre, et à rendre plus facile et plus joyeuse l’entrée dans la prière, surtout quand la célébration se fait avec le peuple. » (PGLH 42).
Les hymnes revêtent donc une importance particulière dans la prière de l’Eglise, « elles manifestent presque toujours d’emblée, mieux que les autres parties de l’office, le caractère propre des heures ou de chaque fête » (PGLH 173).
Il est important que ces hymnes soient belles : « elles entraînent et attirent les âmes à célébrer pieusement. Leur beauté littéraire accroît souvent cette efficacité. » (PGLH 173)
En plus du rôle important réservé aux hymnes dans la célébration des heures, on retrouve désormais souvent des telles hymnes chantés au cours de la messe, généralement en guise de chant d’offertoire ou de postcommunion.
De l’opportunité d’écrire de nouvelles hymnes
Face à cette immense trésor et cette immense responsabilité d’écrire des hymnes pour aider le peuple de Dieu à entrer dans la prière, les créations nouvelles ne sont pas du tout exclues.
« En ce qui concerne la célébration en langue vivante, les conférences épiscopales ont la faculté d’adapter les hymnes latines au génie de leur propre langue, ainsi que d’introduire de nouvelles création hymnodiques, pourvu qu’elles s’accordent exactement à l’esprit de l’heure, du temps ou de la fête ; de plus, on veillera soigneusement à ne pas admettre de petits cantiques populaires qui n’auraient aucune valeur artistique et ne répondraient pas vraiment à la dignité de la liturgie. » (PGLH 178).
Une fois que l’on a tous ces éléments, et que l’on a blanc-seing pour écrire et composer de nouvelles hymnes, il n’y a plus qu’à s’asseoir à une table, prendre du papier et un crayon, et écrire des hymnes nouvelles. Facile, non ?
M. Pellegrin



Laisser un commentaire