Un Week-end de formation à l’abbaye de la Pierre qui vire

Composer de la musique pour Dieu et pour l’Eglise, « c’est savoir marier écriture, prière et silence », nous chuchote en confidence le Frère Hubert à l’Abbaye de la Pierre qui Vire. Ce précieux conseil respire déjà dans nos futures hymnes, dans nos âmes.

 

 

La formation Veni Compositor est comme ce petit diapason venant égayer nos vies asservies au mineur. Nos intervenants ont été les messagers et les témoins de cette joie indicible, avant même de nous délivrer leurs merveilleux enseignements.

 

 

On vient à Veni Compositor pour savoir composer, on en ressort en sachant écouter. Notre mission de compositeur n’est autre que celle d’un archéologue. Si la musique tonale est incommensurablement riche, l’héritage modal est quant à lui infini.

 

 

Oui, il convient autour d’une mélodie inspirée, de lier des styles et des motifs ingénieux qui ne nous appartiennent pas. Il s’agit de dévoiler tout comme l’Apocalypse, le mystère qui nous a déjà précédé. Et dans ce travail patient et assidu, l’autre nous possède tout entier lorsqu’il chérit ces amas de notes, les chantent, les prient. La charité est bien au cœur de la composition liturgique.

 

 

Ici au creux de cette forêt oubliée du Morvan, soit l’on vient découvrir sa vocation, soit l’on vient la confirmer. Et même pour les candidats amenés là par une sceptique curiosité, le talent et l’humilité de tous ces chrétiens rencontrés ne laisse pas indifférent.

C’est le royaume céleste qui se joue déjà à Veni Compositor, entre tous les sourires partagés, les cordes vocales embrasées par la beauté, les yeux remplis de fierté et d’ambition les uns pour les autres. Le Christ s’est donné pour son église, à nous d’être ses instruments, à vos pupitres !

 

M-M. Baron


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